Mon livre « On devient comme on dessine » était épuisé ; j’ai le plaisir de vous en annoncer la réédition, revue et augmentée, sous un nouveau titre : « Se construire par les arts plastiques », aux éditions Chronique Sociale.
Il s’agit de mieux comprendre tout ce qui est mis en jeu par la création d’une image, en analysant les ressentis physiques et émotionnels suscités par chaque acte : l’animateur pourra ainsi mieux adapter sa pédagogie aux besoins des apprentis, pour optimiser l’impact éducatif et émotionnel de son action.
Vous pouvez commander ce livre en librairie (prix : 17,90 €), ou à Evelyne Odier (chèque 20 €, frais de port inclus, chèque à l’ordre de Evelyne Odier) à l’adresse suivante :
Evelyne ODIER
62 rue Marcel Miquel
92130 ISSY les MOULINEAUX
Le mot « art - thérapie » peut susciter bien des malentendus, mais il semble pourtant difficile de s’en passer. D’abord, l’art – thérapie concerne tous les arts ; ici, nous ne parlerons que des arts plastiques, et du dialogue arts plastiques – écriture.
Pour certains arts – thérapeutes, le travail sur la forme n’a pas, ou peu, d’intérêt .Pour ma part, je crois que l’expression seule ne soulage pas
(que cette expression soit verbale, ou plastique), ou ne soulage que
momentanément . Dans certains cas, l’expression peut même
se révéler destructrice : une expression sans relation
enferme la personne dans la solitude, les idées fixes, voire
le délire. Ce qui soulage, c’est la communication que l’expression
permet d’instaurer.
Quand l’œuvre n’est qu’un support ou prétexte,
quand la parole du thérapeute répond à l’expression
(verbale ou plastique) du patient, aide à la mettre en mots,
et à trouver de nouvelles solutions, nous sommes dans une thérapie
par la parole, et le thérapeute doit avoir une vraie formation
de thérapeute (et non pas d’art – thérapeute).
Je crois que le travail sur la forme plastique est une autre manière
de structurer l’expression. Le travail sur la forme plastique,
qui alterne lâcher – prise et mise à distance, facilite
la réconciliation avec le corps, aide à trouver la juste
distance par rapport à l’émotion, permet de structurer
la pensée et s’inscrit dans une recherche de communication
avec autrui (le spectateur de l’œuvre, l’animateur
et les autres participants de l’atelier).
Un problème plastique symbolise souvent, de façon cachée,
une problématique psychique : chercher une solution plastique
à ce problème plastique favorise le travail de l’inconscient
pour trouver une solution à cette problématique psychique.
A l’Atelier des 36 Outils, l’objectif est de se
construire par les arts plastiques. Le mot « art
– thérapie » n’est quasi jamais utilisé.
Je me définis comme enseignante, et cette « casquette »
rassure, contourne les résistances. Surtout, je n’entre
pas en concurrence avec les psychologues et thérapeutes. Chacun
son domaine. Fréquenter un atelier d’arts plastiques ne
suffit pas à guérir, mais peut préparer l’accès
à une thérapie, ou soutenir pendant ou après.
Par ailleurs, le mot « art - thérapie »
contient le mot thérapie, qui est trop réducteur par rapport
à ma pratique : un atelier d’arts plastiques ne s’adresse
pas uniquement à des patients, mais peut avoir sur tout public
un impact épanouissant, structurant, éducatif.